Voilà maintenant plusieurs mois que j’ai retravaillé ma série pour enfants : Arthur, le Petit Chevalier du Royaume de Fantalsy ; et ça n’a clairement pas été une mince affaire.
Contrairement à ma Collection Réflexions, dont le titre Entre les lignes est sorti il y a plusieurs mois, mais aussi comparé à mon gros roman Robots/Anticipation, travailler et retravailler Arthur a été en quelque sorte un encore plus gros défi personnel.
Écrire des histoires pour enfants n’est pas facile et de mon point de vue, ce sont les plus dures que j’ai eues à écrire ou corriger. Je le répète encore, on peut presque tout dire à des enfants, à condition de tout leur expliquer et cela intelligemment. N’ayant pas d’enfant et vivant loin de mes neveux qui pourraient être en âge de m’apprendre comment communiquer avec eux, sans oublier les très (trop ^^) grand·e·s neveux/nièces, je me sens en quelque sorte illégitime face à l’écriture de ce genre de récits. Mais je persévère tout de même, car j’adore les histoires que vit mon petit chevalier et la façon dont il résout les tous les problèmes.
Pour m’aider dans cette aventure, j’ai retravaillé avec Léna Jomahé, ma bêta-lectrice professionnelle, qui a une grosse expérience avec les enfants de l’âge que je vise pour ces récits. Grâce à elle, j’ai pu re-bosser mes textes au mieux (je l’espère !) et j’ai rendu mes tomes plus lisibles pour des 6-7 ans. Léna m’a simplement identifiée les mots trop compliqués afin que je les explique ou les définisse. Cet exercice n’a pas été simple, mais j’ai bien compris où je devais aller dans l’avenir. Les futurs tomes devraient être plus « faciles » à écrire. Enfin encore une fois, je l’espère.
Ce qui m’a beaucoup rassurée, c’est que Léna a aimé mes histoires, elle a trouvé les intrigues bien amenées et s’est attachée à Arthur. Elle m’a surtout confirmée que la tranche d’âge visée était la bonne. Donc hormis ces corrections de vocabulaire, le reste n’a pas eu besoin de beaucoup re-travail (seulement 2-3 notations pour chaque tome). Je suis donc un peu tranquillisée quant à ma capacité à écrire des histoires pour enfants, bien que mon syndrome de l’imposteur ne me quittera jamais, je le sais parfaitement !
Une fois les 4 premiers tomes d’Arthur corrigés, encore et encore, et encore !, j’ai décidé d’envoyer mes textes en maison d’édition. Je sais pertinemment que le monde de l’édition est compliqué et je suis très consciente que dans la J, surtout pour les plus jeunes, c’est encore pire. Mais j’ai tout de même tenté ma chance. Donc depuis un peu plus de 2 mois Arthur est parti en soumission et je croise fort les doigts.
Si je ne reçois que des réponses négatives, je ne laisserai pas cette série mourir. J’écrirai les suites et fin, et lorsque tous les tomes seront prêts (9 de prévus), je travaillerai à les auto-publier. Bien sûr je vous tiendrai au courant de mes avancées.eunesse
À très vite, Péléane.
It’s been several months now since I started reworking my children’s series, Arthur, the Little Knight of the Kingdom of Fantalsy; and it’s definitely been no small feat.
Unlike my Reflections Collection, whose title, Between the lines, was released several months ago, and also compared to my big Robots/Science Fiction novel, working and reworking Arthur has been an even bigger personal challenge. Writing children’s stories isn’t easy, and from my perspective, these are the hardest I’ve ever had to write or edit. I repeat myself, but you can tell children almost anything, provided you explain everything to them, and do so intelligently. Not having children of my own and living far from my nephews who could teach me how to communicate with them, not to mention my very (too ^^) grown-up nephews and nieces, I feel somewhat illegitimate in writing these kinds of stories. But I persevere nonetheless, because I love the adventures my little knight experiences and how he solves all the problems.
To help me with this project, I worked again with Léna Jomahé, my professional beta reader, who has extensive experience with children the age group I’m targeting for these stories. Thanks to her, I was able to refine my texts as much as possible (I hope!) and make my books more accessible to 6-7 year olds. Léna simply pointed out overly complicated words so I could explain or define them. This exercise was not easy, but I understood where I needed to go in the future. Future volumes should be « easier » to write. Finally, once again, I hope so.
What reassured me the most was that Léna enjoyed my stories; she found the plots well-developed and became attached to Arthur. She mainly confirmed to me that the targeted age range was the right one. So, apart from these vocabulary corrections, the rest didn’t require much reworking (only 2-3 notes for each volume). I’m therefore somewhat reassured about my ability to write children’s stories, although I know perfectly well that my imposter syndrome will never leave me!
Once I’d proofread the first four volumes of Arthur—again and again and again!—I decided to send my manuscripts to publishers. I know perfectly well that the publishing world is complicated and I am very aware that in children’s publishing, especially for the youngest readers, it is even worse. But I decided to take my chances anyway. So for a little over 2 months Arthur has been in submission and I’m crossing my fingers tightly.
If I only receive negative responses, I won’t let this series die. I’ll write the sequels and the ending, and when all the volumes are ready (9 planned), I’ll work on self-publishing them. Of course, I’ll keep you updated on my progress.
And of course, I will work to translate these stories regardless of the publishers’ responses. I want to share as many of my texts as possible with you, just as I do with my French readers.
See you soon, Péléane.

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